La côte ouest de Djerba n'a rien à voir avec les longues plages hôtelières de l'est de l'île. Ici, pas de front de mer bétonné ni de clubs de sports nautiques à touristes : juste des villages de pêcheurs, la lagune de Bou Grara et quelques plages confidentielles que seuls les habitués connaissent vraiment. Sidi Jmour, près du village d'Ajim, en est le meilleur exemple — une adresse que peu de guides mentionnent encore, et qui mérite pourtant le détour pour qui cherche à échapper à l'agitation touristique de la côte est. Voici notre guide complet pour découvrir cette plage secrète et ses environs.
Sidi Jmour, le secret le mieux gardé de Djerba
Sur la côte ouest de l'île, près du village d'Ajim — le port qui a aussi servi de décor pour Mos Eisley dans le premier volet de Star Wars — Sidi Jmour tranche radicalement avec les plages hôtelières de l'est : sable blanc immaculé, eau turquoise limpide, et surtout très peu de monde, même en pleine saison. Une petite mosquée blanche perchée sur une butte domine la plage et offre un point de vue particulièrement photogénique, surtout au coucher de soleil sur la lagune de Bou Grara, quand la lumière rase illumine les façades blanches. L'accès est libre, mais les commodités sont rares voire inexistantes selon la saison — c'est justement ce dénuement qui fait tout le charme du lieu, loin des paillotes et des vendeurs ambulants qu'on trouve ailleurs sur l'île. Comptez sur une bonne réserve d'eau et de la crème solaire, aucun commerce n'étant garanti sur place. Le point de repère le plus fiable pour s'y rendre reste le petit port de pêcheurs de Sidi Jmour, où amarrent encore quelques barques traditionnelles aux couleurs bleu, blanc et rouge typiques de la région.

Comment organiser sa visite sur la côte ouest
La côte ouest se prête bien à une excursion à la journée depuis Houmt Souk ou Midoun, en combinant Sidi Jmour avec une halte au village d'Ajim, point de départ du bac reliant Djerba au continent, et à la lagune de Bou Grara, réputée pour ses couchers de soleil. Contrairement à la côte est, l'offre en restaurants et hébergements y reste limitée : mieux vaut prévoir un pique-nique et repartir dormir dans la zone hôtelière de Midoun ou dans la médina de Houmt Souk. C'est précisément cette absence d'infrastructures touristiques qui préserve l'authenticité du secteur — à réserver aux voyageurs en quête de calme plutôt qu'à ceux qui cherchent transats et sports nautiques.